Agriculture durable et conservation des sols
 

Índice

 

1. Résumé

2. Introduction

3. Agriculture de conservation et conventionnelle. Vue d'ensemble environnementale

4. Economie comparative entre l'agriculture de conservation et conventionnelle

5. Etat mondial actuel de l'agriculture de conservation

6. Politique agri-environnementale de l'Union Européenne et l'agriculture de conservation

7. Conclusions et commentaires finaux

8.  Bibliographie

Annexe 1: Modalités de l'agriculture de conservation

Annexo 2: Photographies: l'agriculture conventionnelle:

  • Agricultura convencional

  • Agricultura de conservação

 

1. Résumé

 

Il existe une interdépendance évidente entre l'agriculture et l'environnement. De fait, 50,5 % du territoire total de l'Union Européenne est consacré à l'agriculture et 27,9 % est occupé par des espaces boisés. Au cours de la dernière décennie, la Politique Agricole Commune (PAC) de l'Union Européenne a favorisé la modernisation de l'agriculture en Europe bien que ce développement ait eu des effets néfastes sur l'environnement. Les techniques conventionnelles d'agriculture intensive sont encore largement pratiquées en Europe. Elles ont souvent des effets négatifs permanents sur la dégradation et l'érosion du sol, la qualité du sol, la contamination de l'eau par les sédiments, les éléments minéraux et les pesticides, sur l'air et le climat global, sur la biodiversité et le paysage.

En Europe, la dégradation et l'érosion du sol est probablement le problème environnemental le plus important causé par l'agriculture conventionnelle affectant sérieusement près de 157 millions d'ha (16 % de l'Europe soit pratiquement 3 fois la surface totale de la France). Le taux moyen d'érosion du sol en Europe (17 tonnes/ha/an) est très supérieur au taux moyen de formation du sol (1T/ha/an). La plupart des pays de l'Union Européenne sont atteints par ce problème. Dans la région méditerranéenne, l'érosion du sol est très forte et dans certaines régions relativement troimportante affectant 50 à 70 % des terres agricoles. L'intensification de l'agriculture conventionnelle (augmentation de la mécanisation et du labour) de ces 50 dernières années a contribué à cette tendance, augmentant le risque de désertification dans la plupart des régions vulnérables. Le problème de l'érosion a une incidence économique importante sur les terres agricoles affectées mais aussi sur les infrastructures publiques locales. Des estimations montrent que le coût de l'érosion augmente le coût de la production agricole d'environ 25 % par an (53 euros/ha/an). En plus, si le coût de ces incidences sont combinées, le coût total de l'érosion peut être estimé à environ 85,5 Euros/ha de culture et par an.

La qualité de l'eau est sérieusement détériorée par l'agriculture conventionnelle. Les sédiments de sol des terres agricoles érodées sont de loin les contaminants les plus importants des eaux de surface. Parce que les systèmes agricoles de conservation réduisent l'érosion du sol (> 90 % pour le semis direct), l'adoption de tels principes augmente de façon significative la qualité des eaux de surface en réduisant les sédiments. De plus, cela réduit aussi d'environ 70 % le ruissellement d'herbicide et de 69 % le ruissellement d'eau par rapport à un sol labouré, une véritable aubaine pour améliorer la qualité de l'eau.

L'agriculture conventionnelle telle que le brûlage des pailles, le travail intensif du sol ou le labour produisent des émissions directes supplémentaires de CO2 vers l'atmosphère et réduisent l'effet de fixation de CO2 par le sol. Ce qui diminue le taux de matière organique du sol et contribue au réchauffement global de la planète. Historiquement, les façons culturales intensives ont conduit à des pertes substantielles de carbone du sol qui vont de 30 à 50 %. Inversement, l'agriculture qui prone une réduction du nombre d'interventions culturales maîtrise ces effets.

La bio-diversité est réduite en agriculture conventionnelle depuis que les sols nus laissés pendant une longue période ne fournissent plus la nourriture et l'abri pour la faune sauvage aux moments critiques. Au contraire, les systèmes de production de culture à niveaux de résidus élevés concourent au rétablissement et à l'entretien des différentes formes de faune sauvage (oiseaux, petits mammifères, reptiles).

L'agriculture de conservation se réfère à plusieurs pratiques qui permettent la gestion des sols pour des utilisations agraires altérant au minimum sa composition, sa structure et sa biodiversité naturelle et le préservant de l'érosion et de la dégradation. Cela implique le semis direct, les techniques culturales simplifiées, la non-incorporation des résidus de cultures et les couverts végétaux en sylviculture (de végétation spontanée ou par le semis d'espèces appropriées). Généralement, avec l'agriculture de conservation, le sol estmieux protégé de l'érosion dûe aux précipitations et au ruissellement de l'eau. Les agrégats du sol, la matière organique et le niveau de fertilité augmentent naturellement. Il y a aussi moins de contamination des eaux de surface. Les émissions de CO2 dans l'atmosphère sont réduites et la biodiversité augmente.

Le volet économique des techniques agricoles de conservation est un autre facteur important à prendre en compte. Dans l'agriculture convenstionnelle, les interventions culturales demandent un investissement et un entretien en matériel considérablement élevé, de même pour les énergies fossiles, en temps de travail comparé à l'agriculture de conservation, spécialement en semis direct. Par exemple, pour les cultures annuelles sans travail du sol, on estime à 3 à 5 litres/ha l'économie en carburant comparé aux systèmes conventionnels. Généralement, l'agriculture de conservation réduit la consommation d'énergie des interventions de l'ordre de 15 à 50 % et ainsi accroît la production par unité énergétique de 25 à 100 %.

Une importante communauté scientifique et de recherche technologique encourageant le bénéfice environnemental et la performance agronomique de l'agriculture de conservation à été développée ces dernières décennies dans le monde entier. De plus, l'agriculture de conservation ces dix dernières années a été constamment développée dans plusieurs pays (USA, Canada, Brésil, Argentine, parmi d'autres) mais très peu en Europe.

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2. Introduction  

 

L'importance de l'agriculture pour l'environnement dans l'Union Européenne est illustrée en somme par un territoire total composé à 50,5 % d'espace agricole et de 27,9 % de terres boisées. De fait, il y a une forte interdépendance entre l'agriculture et l'environnement (13).

La Politique Agricole Commune (PAC) a favorisé la modernisation de l'agriculture en Europe. Cependant, cette modernisation a été accompagnée par des effets néfastes sur l'environnement (13). L'agriculture conventionnelle est encore largement pratiquée en Europe. Elle a généralement des effets négatifs conséquent sur l'air et le climat global, l'eau (contamination par des sédiments, nitrates et pesticides), sol (érosion et dégradation, paysage et biodiversité (13).

L'objectif de ce rapport est d'exposer brièvement les problèmes environnementaux importants causés par l'agriculture conventionnelle en Europe et le besoin pour les surmon ter par l'adoption de techniques de conservation.

 

3. L'agriculture conventionnelle contre l'agriculture de conservation: Tour d'horizon environnemental.

L'agriculture conventionnelle (labour, brulage des résidus de récolte,Y) est généralement nocive à l'environnement. Comme il le sera indiqué plus loin, ces techniques ont considérablement augmenté l'érosion du sol et la contamination de rivières avec des sédiments, des engrais et des pesticides. En plus, les techniques de l'agriculture conventionnelle augmente l'émission de CO2 dans l'atmosphère, contribuant à un réchauffement global et réduit la durabilité de l'agriculture ainsi que la fertilité et la matière organique du sol, parmi d'autres effets environnementaux négatifs (ex: diminution de la bio-diversité).

L'agriculture de conservation se réfère à plusieurs pratiques qui permettent la gestion du sol pour des utilisations agraires altérant aussi peu que possible sa composition, sa structure, sa biodiversité naturelle et le préservant de l'érosion et dégradation. Le semis direct (sans travail du sol), la technique culturale simplifiée (façons culturales minimales), la non-incorporation des résidus de récolte en surface et les couverts végétaux en sylviculture (végétation spontanée ou par un semis d'espèces appropriées) ou entre deux cultures annuelles successives, sont certaines des techniques qui constituent l'agriculture de conservation (voir annexe 1 pour plus de détails). Généralement, l'agriculture de conservation inclut toute pratique qui réduit, change ou élimine le travail du sol et évite le brûlage de résidus de surface toute l'année. Comme indiqué plus loin, le sol est protégé de l'érosion des précipitations et du ruissellement de l'eau. Les agrégats de sol, la matière organique et le niveau de fertilité augmente naturellement. Il est constaté moins de contamination des eaux de surface. Les émissions de CO2 dans l'atmosphère sont réduites et la biodiversité augmente.

 

 

3a. Dégradation et érosion du sol

L'érosion du sol est dans le monde une menace environnementale majeure pour une durabilité et une capacité productive de l'agriculture conventionnelle De fait, ces 40 dernières années, pratiquement un tiers des terres cultivables du monde ont été perdues par l'érosion et continuent d'être perdues à un rythme de plus de 10 millions d'ha/an (24).

Similairement, en Europe, la dégradation ou érosion du sol est un problème grave dans beaucoup de régions affectant tous les pays (30). Environ, 115 millions d'hectares (12 % du total de la surface Européenne, plus du double de la surface de la France) souffrent de l'érosion du sol et 42 millions d'ha (4 % du total des terres de l'Europe) de l'érosion du vent (23). Environ 25 millions d'ha sont gravement menacés par l'érosion en Europe occidentale et centrale (11). De plus, dans la région méditerranéenne, la dégradation et l'érosion du sol sont même plus prononcées. Dans cette région, l'érosion par l'eau peut entraîner une perte de 20 à 40 tonnes/ha de sol en un seul orage jusqu'à 100 tonnes/ha en situation extrême (21).

En Espagne, plus de 50 % de la surface agraire est classée comme ayant un risque moyen à élevé d'érosion (26). Dans les régions du sud, ce chiffre atteind plus de 70 % (9).

Le taux moyen d'érosion du sol en Europe (environ 17 tonnes/ha/an) excède de beaucoup le taux de formation de sol moyen soit environ 1 tonne/ha/an (28). De plus, la dégradation et l'érosion du sol en Europe sont en train d'augmenter (3;11) et accroissent le risque de désertification dans les régions les plus vulnérables (13). L'intensification de l'agriculture conventionnelle (augmentation de la mécanisation et du labour) de ces 50 dernières années ont largement contribué à cette tendance particulièrement en Europe Occidentale.

Les rendements de culture en sols érodés sont plus faibles que ceux dans les sols protégés car l'érosion réduit la fertilité du sol et la disponibilité en eau. Par exemple, en certains endroits, le rendement de culture dans des sols sévèrement érodés étaient de 9 à 34 % plus faibles que ceux dans les sols légèrement érodés (22). L'utilisation de grandes quantités d'engrais, de pesticides et l'irrigation aide à compenser les effets nuisibles de l'érosion mais a le potentiel pour créer la pollution, des problèmes de santé, de détruire les habitats naturels de contribuer à une consommation élevée d'énergie et un système agricole non durable. En fait, ce coût de l'érosion augmente le coût de production agricole d'environ 25 % par an (24).

 
Fig. 1. Efficacité en pourcentage de l'agriculture de conservation (semis direct) dans la réduction de l'érosion du sol comparée à une méthode conventionnelle (labour) en plusieurs endroits (27).

Les facteurs agravant l'érosion en Europe sont principalement le système de culture qui laisse la surface du sol nue pendant la saison pluvieuse et le brûlage des résidus de culture. Des façons culturales excessives tout comme le travail du sol lors de conditions à faible humidité du sol entraine une détérioration de la structure et une propension croissante à l'érosion (13).

Pendant les années 50 et 60, le terrassement et la culture suivant les courbes de niveau, quoique coûteuse et/ou partiellement efficace étaient recommandées pour réduire l'érosion. Durant ces dernières décennies, il y a eu une grande quantité de rapports scientifiques développant et encourageant les techniques de l'agriculture de conservation simplement en ne brûlant pas la paille, en ne labourant pas, en ne travaillant pas le sol et en laissant la paille sur le sol. Cela est très efficace pour réduire radicalement l'érosion du sol (90 à 95 %) (Fig 1).

3b. Qualité du sol - Matière Organique

La qualité du sol est très dépendante du taux de matière organique qui est dynamique et répond effectivement aux changements dans la gestion du sol. Hormis les régions avec un excédent en déjections animales, le taux de matière organique de beaucoup de sols cultivés en Europe diminue, résultant de l'agriculture intensive moderne (13). Par exemple, il a été montré en Angleterre et aux Pays de Galles que sous des méthodes conventionnelles de 1980 à 1995, il y a eu une légère diminution du nombre de sites avec un taux de matière organique élevé (> 4 %) et dans ceux-ci, une diminution concomitante du taux de carbone organique en dessous de 4 %. Le déclin du taux de matière organique affectera la structure et la stabilité du sol, la capacité de rétention en eau, le pouvoir tampon, l'activité biologique et la capacité d'échange cationique. Il peut aussi à moyen-long terme, rendre le sol plus vulnérable à l'érosion, la compaction, l'acidification,

 

Fig. 2. Taux de carbone organique (%) en terre arable pour des sols cultivés en Angleterre et au Pays de Galles, 1980 et 1995. Données de Soil Survey et de Land Research Centre, MAFF (R.U.1997) (cité en 12).

la salinisation, la carence en éléments minéraux et la sécheresse (13).

Au contraire, beaucoup d'auteurs ont exposé qu'en changeant de l'agriculture conventionnelle (travail du sol) à l'agriculture de conservation (semis direct), le sol augmente en taux de matière organique avec le temps (17).
Fig. 3. Le changement du taux de matière organique du sol avec des années de travail du sol (19).

 

Le degré d'humidité du sol est souvent un facteur limitant très important dans la productivité de l'agriculture et particulièrement en présence de sol sec. Il a été largement rapporté par beaucoup d'auteurs que les techniques de conservation (semis direct, sans travail du sol) augmentent le taux d'humidité dans le profil du sol en comparaison avec les techniques conventionnelles (labour/sans travail du sol) particulièrement en années sèches. La paille à la surface du sol diminue l'évaporation d'eau. Chaque passage de travail du sol diminue le taux d'humidité d'environ 15l/m2.

 
Fig. 4. L'effet à long terme des pratiques de gestion du sol (12 ans) (semis direct, technique culturale simplifiée et travail du sol) sur le taux de matière organique du sol (dans les 50 premiers cm ; Carmona ; Sud de l'Espagne) (17).

 

Fig. 4. L'effet à long terme des pratiques de gestion du sol (12 ans) (semis direct, technique culturale simplifiée et travail du sol) sur le taux de matière organique du sol (dans les 50 premiers cm ; Carmona ; Sud de l'Espagne) (17).

 

3c. Qualité et contamination de l'eau

Les sédiments de sol sont de loin les contaminants les plus importants des eaux de surface affectant les écosystèmes aquatiques en réduisant la pénétration de la lumière vers les plantes aquatiques et polluant les habitats des poissons et autres organismes (6). Selon cette source, d'autres contaminants de l'eau en ordre décroissant sont les éléments minéraux, pathogènes, la matière organique, les métaux et les pesticides (Fig 5).

Les problèmes collatéraux importants sont causés par des sédiments de sol en provenance de terre agricole érodée et transportée dans les eaux de surface. Cela inclût des dégâts aux routes, égouts et envasements des sous sols, perturbation du drainage, la fragilisation des fondations et des dallages, le ravinement des routes et les digues en terre des barrages, l'envasement des ports et des canaux, la perte de stockage des barrages, la perturbation de l'écologie des ruisseaux et le dégât sur la santé publique plus l'augmentation des coûts de traitement de l'eau. En plus, en élevant les lits de rivière et en immergeant les zones humides en bordure de rivière, les sédiments peuvent augmenter la probabilité et la sévérité des inondations. En fait, les dégâts économiques de l'érosion du sol approchent les 40 % du coût total de l'érosion (24). Ainsi, en pratiquant l'agriculture de conservation, le reste de la société pourrait en bénéficier aussi en évitant les effets collatéraux de l'érosion estimés jusqu'à 32 Euro/ha de terre agricole.

Si le coût des problèmes au champ et périphériques sont combinés, le coût total de l'érosion de l'agriculture aux USA a été estimé à environ 85,5 Euros par hectare de culture/an (24).
Fig. 5. Les contaminants des eaux de surface par ordre décroissant (6).

 

Parce que les systèmes de cultures de conservation réduisent énormément l'érosion du sol avec des diminutions jusqu'à 90 % ou plus avec le semis direct et sans travail du sol, l'adoption de ces systèmes améliore de façon significative la qualité des eaux de surface en réduisant les sédiments (14).

L'utilisation de produits agrochimiques, engrais et pesticides des terres agricoles deviennent une préoccupation pour la qualité de l'eau quand ils se dirigent vers les eaux superficielles. Les nitrates et les pesticides atteignant les eaux de surface peuvent dépasser les normes dans l'eau potable. A des concentrations assez élevées, les pesticides peuvent aussi être nocifs aux poissons, aux plantes et autres organismes aquatiques. L'azote ammoniacale peut être toxique aux poissons. Les nitrates et phosphates peuvent encourager la croissance des algues et plantes aquatiques menant à une eutrophisation accélérée des lacs.

Les résidus de surface des cultures qui caractérisent l'agriculture de conservation aident à intercepter les éléments minéraux et chimiques et les maintenir en place jusqu'à ce qu'ils soient utilisés par la culture ou dégradés en composants moins nocifs.

De fait, l'agriculture de conservation réduit aussi le ruissellement, absorbant bien les produits phyto transportés dans les sédiments tel que certains pesticides, l'azote ammoniacale et les phosphates liés aux sédiments (14). Des comparaisons compréhensibles de systèmes de travail du sol montrent, qu'en moyenne, l'agriculture de conservation (semis direct ou non travail du sol) donnent les résultats suivants : moins 70 % de ruissellements d'herbicides, moins 93 % de sédiments et moins 69 % de ruissellement d'eau comparé à la charrue à socs, une véritable aubaine pour améliorer la qualité de l'eau (14).

Dans l'agriculture de conservation, différentes méthodes d'applications des intrants sont exigées, menant en beaucoup de cas à une utilisation réduite globale. Par exemple, les engrais au lieu d'être épandus sur le sol et retournés sont placés en bandes à une distance spécifique de la semence de la culture ou injectés directement dans le sol, minimisant ainsi le risque d'être dispersé du lieu d'application par l'eau ou le vent. Le contrôle des adventices lié à l'agriculture de conservation peut ne pas demander une plus grande quantité d'herbicide que la méthode traditionnelle. En plus, les produits chimiques non résiduaires à durée de vie courte montrant une écotoxicologie extrêmement basse par rapport à ceux normalement appliqués en post levée sont les plus appropriés. D'autres méthodes de suivi, tels que les rangs rapprochés ou bien les couverts végétaux sont possibles, améliorant la technique de contrôle des adventices (5).

 

3d. Emissions de CO2 et réchauffement global

La moyenne annuelle européenne des températures de l'air a augmenté de 0,3 à 0,6? C depuis 1990 et les modèles de climat prévoient d'autres augmentations (13). Il est bien démontré que la consommation d'énergie fossile, due à l'émission de CO2, est la cause dominante du réchauffement global. Généralement, le problème critique est la stabilisation de concentrations en CO2.

L'agriculture conventionnelle est une des causes principales du changement de climat. Il y a une évidence scientifique que le retournement du sol ait été un composant significatif de l'augmentation historique de CO2 atmosphérique. Historiquement, le labour intensif des sols agricoles a conduit à des pertes substantielles de carbone du sol qui vont de 30 à 50 % (10). Ces pertes de CO2 sont liées à la fragmentation du sol qui facilite le mouvement de CO2 hors du sol et l'oxygène à l'intérieur de celui-ci. Les interventions de l'agriculture traditionnelle (charrue à soc) enterrent pratiquement tous les résidus et laissent le sol rugueux, meuble et un état exposé résultant en un maximum de pertes de CO2 en réduisant le taux de fixation de celui-ci dans le sol. Ceci diminue également le taux de matière organique du sol et contribue au réchauffement global de la planète.

Inversement, en agriculture de conservation (semis direct ou non travail du sol), le taux de carbone du sol s'accroit à un taux moyen de 1,1 tonne /ha/an voir plus. Ce phénomène pour les 17 millions d'ha dans le cadre de Conservation Reserve Program aux USA (terre avec un risque élevé d'érosion transformée en une prairie permanente non labourée) viendra compenser environ 45 % du CO2 émis dans l'atmosphère à partir des terres agricoles des USA (traditionnellement labourées) (16). Par conséquent, basé sur de solides découvertes de la recherche, il y a un fort courant d'opinion en faveur de l'adoption de techniques de conservation pour empêcher les pertes de carbone du sol et l'émission de CO2 supplémentaire dans l'atmosphère à partir du sol. Simultanément, cela accroît le taux de carbone du sol (25).

Moins on laboure, plus on capture, stocke ou séquestre le carbone pour accumuler la matière organique et accroître la productivité à long terme. En même temps, moins d'oxyde de carbone est libéré dans l'atmosphère. Les sols élevés en matière organique protègent la productivité et réduisent la pollution de l'eau en résistant à l'érosion, en absorbant et en morcellant la pluviométrie et dégradant ou immobilisant les produits phyto agricoles, déchets et autres polluants.

 

3e. Biodiversité

Plus de vie sauvage. L'agriculture conventionnelle laisse le sol nu pendant une période plus longue. Le manque d'habitat de qualité et un couvert végétale clairsemé pour la nidification sont des problèmes pour beaucoup d'espèces d'oiseaux. Au contraire, des systèmes de production de cultures à résidus élevés peuvent fournir de la nourriture et abri pour la vie sauvage à des moments critiques. C'est pourquoi, l'agriculture de conservation qui fournit un niveau élevé de résidus de culture est attractive et sûre pour aider plusieurs formes de vie sauvage (oiseaux, petits mammifères, reptiles) pour se développer en régions agricoles. Plusieurs études ont démontré que les champs non labourés ont une plus grande densité d'oiseaux (et de nids) et sont utilisés par une plus grande variété d'espèces d'oiseaux pendant la saison de reproduction que dans les champs labourés (2). De fait, l'agriculture de conservation fournit de meilleures nourritures (micro arthropodes, graines de plantes sauvages) pour les oiseaux et au travers d'une plus longue période, généralement résultant en une population d'oiseaux plus importante et plus grande (29).

Faune du sol: La population du sol est comprise d'organismes nombreux, des bactéries microscopiques présentes jusqu'à 3 milliard/gramme de sol, aux vers de terre jusqu'à 20 cm de longueur (jusqu'à 9,5 millions/ha). La grande majorité est bénéfique à la productivité des plantes par leurs effets sur la formation du sol, la disponibilité en éléments minéraux et le contrôle biologique des organismes ravageurs. Les systèmes de l'agriculture de conservation permettent le développement de plus de structure de sol stratifiée. Cela encourage une plus grande abondance et diversité d'organismes du sol tel que les micro-organismes, nématodes, vers de terre et microarthropodes (20;31).

 

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4. L'économie comparée des agricultures de conservation et conventionnelle

 

En agriculture conventionnelle, les interventions de travail du sol demandent des intrants considérablement plus élevés en investissements, entretien, énergie fossiles et en temps de travail comparé à l'agriculture de conservation particulièrement en semis direct et non labour. Par exemple, en culture d'olive non labourée, l'économie d'environ 60 à 80 l/ha de carburant et 5 heures/ha en travail est estimée comparée au labour traditionnel. Généralement, l'agriculture de conservation réduit la consommation d'énergie (15 à 50 %) des interventions agricoles et augmente la productivité énergétique (25 à 100 %) (18).

Le semis direct ou non labour ne demande qu'un passage pour le semis comparé à une ou plusieurs façons culturales en plus du semis en méthode traditionnelle. Moins de passages économisent 97 Euros/ha estimé en usure du matériel et coût de l'entretien. Ce qui fait 1946 Euros d'économies sur une exploitation de 200 ha. Le semis direct ou non labour permet aussi une économie de carburant de 3 à 5 l/ha comparé à un système de culture conventionnelle. Ces économies compense normalement le coût supplémentaire des méthodes de conservation (application d'herbicides et matériel de semis direct). La réduction de coût en semis direct d'une culture annuelle comparée au labour traditionnel se situe entre 40 et 60 Euros/ha pour des conditions du Sud de l'Europe.

Par conséquent, en certaines régions, les agriculteurs qui adoptent les techniques de conservation sont fortement motivés par la réduction des coûts. Cela est clairement le cas pour adopter ces techniques dans des régions où les terres de culture ne sont pas très sensibles à l'érosion ou dans les pays où l'agriculture n'est pas subventionnée par le gouvernement tel que l'Argentine et le Brésil. En d'autres situations, le bénéfice direct de l'adoption de techniques de conservation en terme de coût de mécanisation, de carburant et de main d'oeuvre est lié avec l'éthique de conservation et le concept de «bonne gestion» de la terre (4).

 

 

5. L'état actuel dans le monde de l'agriculture de conservation

 

Sur des bases mondiales, les modalités diverses de l'agriculture de conservation se sont développées radicalement ces 15 dernières années (Fig 6). En ce qui concerne les cultures annuelles, elles étaient en 1996 sur 78 millions d'ha avec une croissance continue. Le semis direct ou non labour, le meilleur choix de l'agriculture de conservation, a progressé les 10 dernières années de 6 à 47,5 millions d'hectares dans le monde.
Fig. 6. L'agriculture de conservation pour les cultures annuelles dans le monde. 1997.

 

 

Les USA ont été le pays pionnier et sont encore aujourd'hui le leader de l'agriculture de conservation (appelé ici Conservation Tillage, CT qui se réferre aux cultures annuelles). Le soutien fort de l'administration des USA aux Techniques Culturales Simplifiées au travers de la mise en oeuvre du Farm Bill de 1985 et 1990 (Fig 7) est digne de remarque. En 1997, 37 % des 120 millions d'ha cultivés utilisant ces techniques maintenant sur plus de 30 % de sol recouvert de chaume pendant que la méthode conventionnelle (en dessous de 15 % de couvert en résidus) diminue de 36,5 %. Il y avait plus de 18 millions d'hectares utilisant seulement le semis direct.

D'autres pays pionniers dans l'agriculture de conservation sont l'Australie, le Canada, le Brésil et l'Argentine. Il doit être remarqué que dans les 2 derniers pays où l'agriculture n'est pas subventionné par le gouvernement, le semis direct a été augmenté de seulement quelques milliers

Fig. 7. L'évolution de l'agriculture de conservation aux USA (CTIC, Indiana, USA).

 

d'ha en 1992 à plus de 10 et 6 millions d'ha en 1998 respectivement.

Malheureusement, l'agriculture de conservation en Europe est à présent peu développée (estimée entre 1 % et 2 % de ses terres agricoles) loin derrière les pays précédemment cités. Actuellement, la France et l'Espagne doivent être les 2 pays en Europe où ces techniques sont les plus étendues avec environ 1 et 0,6 millions d'hectares de cultures annuelles en techniques de conservation en 1998. La validité de ces méthodes dans la plupart des situations agricoles Européennes a déjà été démontrée.

 

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6. La politique agri-environnementale de l'Union Européenne et l'agriculture de conservation.

 

Beaucoup de documents pertinents de l'Union Européenne affirment clairement les problèmes environnementaux causés par l'agriculture et/ou le besoin de rechercher des solutions. Mentionnons brièvement les déclarations de certaines d'entre elles.

6a. Agriculture et environnement, DGVI, Commission Européenne (14)

«Les agriculteurs se mettent à gagner en protégeant l'environnement parce que c'est dans leur intérêt économique fondamental de conserver des ressources naturelles pour le futur. C'est plus économique de prendre en compte la préservation de la nature dès le début que d'avoir à réparer les dégâts après cela fait. Ceci peut même ne pas être possible en toute situation».

«La protection environnementale et la préservation de la nature crée du travail supplémentaire et un coût pour les agriculteurs mais aucun autre secteur peut réaliser à ce point pour l'environnement avec si peu d'intrant. Nous ne devons plus longtemps prendre pour acquis la contribution faite à la société par les agriculteurs au travers des mesures environnement mais nous devons les compenser de façon appropriée.

 

6b. Cinquième programme de la Communauté Européenne d'action environnementale «vers la durabilité»

L'agriculture de conservation correspond pleinement au 5ème programme d'action environnementale de la Communauté Européenne : «vers la durabilité» puisqu'il englobe un des cinq secteurs clés (l'agriculture) de la stratégie de ce programme et fournit les solutions à trois des sept principaux «thèmes cibles» : le changement de climat, la gestion des ressources en eau, la protection de la nature et de la bio-diversité. De plus, une des conclusions sur le secteur agricole publiées dans le compte rendu sur la mise en place de ce programme ratifié le 10.01.96 stipule que : «les autorités publiques des états membres ainsi que les groupements d'agriculteurs, l'industrie des pesticides et les organisations non gouvernementales devraient mettre en place des campagnes de sensibilisation et développer la formation aux méthodes extensives et aux pratiques de l'agriculture durable ; ces actions obtiendront le soutien des instances européennes».

 

6c. La Politique Agricole Commune et les techniques agri-environnementales

Si les problèmes concernant les marchés ont été réglés lors du sommet de Berlin le 26 mars 1999 dans le cadre de l'Agenda 2000, les questions concernant les ressources naturelles et l'environnement, quant à elles sont traitées dans le règlement en cours d'adoption concernant le soutien au développement rural. Dans ce texte la Commission rappelle que Ale régime d'aides agro-environnementales doit continuer à encourager les agriculteurs à exercer une véritable fonction au service de l'ensemble de la société par l'introduction ou le maintien de méthodes d'exploitation agricole compatibles avec les nécessités accrues de la protection et de l'amélioration de l'environnement, de sressources naturelles, ainsi qu'avec les nécessités du maintien de l'espace naturel et des paysages@.

Dans son article 22, le projet de Règlement sur le Développement Rural au titre de Al'Agri- environnement@ prévoit que le soutien de l'Europe est destiné à encourager:

· Des formes d'exploitation des terres agricoles compatibles avec la protection et l'amélioration de l'environnement, du paysage et de ses caractéristiques, de sressources naturelles, des sols et de la diversité génétique,

· Une extensification des modes d'exploitation agricoles favorables à l'environnement et la gestion des systèmes de pâturage à faible intensité,

· La conservation d'espaces cultivés à haute valeur naturelle et menacés,

· L'entretien du paysage et des caractéristiques traditionnelles des terres agricoles,

· La prise en compte de laplanification environnementale dans la pratique agricole,

· Le maintien et la promotion de méthodes d'exploitation à faibles consommations intermédiaires.

En outre, depuis quelque temps déjà, la Commission Européenne milite en faveur de l'éco-conditionnalité, ce qui signifie que les primes compensatoires à la production ne seraient versées (comme aux Etats-Unis), que dans la mesure où le bénéficiaire s'engage à respecter un niveau minimal de contraintes environnementales.

L'éco-conditionnalité a été retenue au Sommet de Berlin comme une faculté laissée à l'initiative des Etats Membres. De même, au titre de la subsidiarité les Etats Membres ont la possibilité de moduler les aides à la production, dans la limite de 20 %, afin notamment d'encourager les actions propres à améliorer l'environnement.

Pour sa part la France a préféré mettre en uvre au titre des CTE (Contrats Territoriaux d'Exploitation) une politique contractuelle. A partir de l'an 2000 les mesures agri-environnementales seront intégrées dans le Fonds de Finnacement des Contrats Territoriaux d'Exploitation. On sait en effet que les CTE doivent avoir deux axes: un axe économique (création de valeur ajoutée) et un axe environnemental. La France a également prévu des «mesures types» qui seront retenues dans la mesure où elles assurent la cohérence du projet globla d'exploitation.

Contrats types et mesures types seront déterminées au plan départemental «dans le cadre des orientations nationales définies par le Ministre après avis du CSO» et en conformité avec la réglementation communautaire.

Il revient donc à l'échelon départemental de décider si le techniques culturale simplifiées doivent être retenues parmi les mesures types, étant donné qu'elles ne peuvent suffire à elles seules à la cosntruction d'un CTE.

 

6d. COM (98) 353 et le protocole de Kyoto (7)

Comme indiqué dans le communiqué COM (98) 353 de la Commission, «le gaz carbonique est de loin le gaz qui contribue le plus à l'effet de serre. Les émissions de ce gaz représentent environ 80 % de l'impact quand les gaz sont pesés selon leur potentiel de réchauffement de la planète». L'agriculture de conservation peut aider à mettre en pratique le communiqué COM (98) 353 de la Commission pour le développement d'une stratégie de changement de climat efficace, prenant en compte le protocole de Kyoto qui précise que «l'effet de fixation comprenant les sols forestiers et agricoles peuvent contribuer à atteindre l'objectif».

 

6e. L'environnement en Europe: la deuxième estimation (Agence Européenne de l'Environnement, 1998) (13)

Cette revue accorde une attention particulière aux problèmes agri-environnementaux, et inclut un chapitre spécifique sur la «dégradation du sol». Cependant, l'Agence Européenne de l'Environnement reconnaît clairement que «la dégradation du sol est un problème environnemental clé en Europe où peu de progrès des politiques ou une évolution peu favorable de l'état de l'environnement ont eu lieu au cours des dernières années» (p16). Elle ajoute «L'érosion et la dégradation du sol constituent de sérieux problèmes dans beaucoup de régions et surtout autour de la Méditerranée. Peu a été fait pour la conservation du sol, un autre domaine qui a retenu l'attention du E.P.E. (Programme Environnemental en Europe, conseils clés, p20). De plus, on constate que «le progrès le plus évident pour réduire l'impact sur l'environnement a été fait dans les régions où un plan d'action efficace au niveau international a été mis en place. L'absence d'une telle structure Européenne, par exemple sur la dégradation du sol, a ralenti la progression, même dans l'estimation de ces problèmes (p7)». Malheureusement, dans le chapitre mentionné précédemment consacré à la dégradation, aucune affirmation claire n'a été faite sur les techniques d'agriculture de conservation, ce qui pourrait constituer la vraie réponse au problème posé.

 

6f. Vers une agriculture durable (COMM, 22 final, 27.01.1999) (8)

Dans ce document très récent, on peut lire : «la voie prise par la commission concernant l'intégration de l'environnement en agriculture dans les propositions faites dans le cadre de l'agenda 2000". En effet, «on avait fait de l'agriculture durable un objectif de l'Union Européenne dans le traité d'Amsterdam». Mieux encore, les commissaires de l'agriculture et de l'environnement ont conjointement affirmé que «... l'Union Européenne a besoin de redéfinir la relation entre l'agriculture et l'environnement pour avancer vers l'agriculture durable...». Les analyses et commentaires spécifiques sur les problèmes environnementaux dérivés des pratiques agricoles en place sont basés sur la qualité de l'eau (nitrates et phosphates), l'utilisation de l'espace et du sol (érosion, dégradation...»manque de mesures de contrôle de l'érosion réelle dans les systèmes de production», «le brûlage des résidus de culture...») pour n'en citer que quelques unes.

 

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7. Conclusion

 

L'érosion, la dégradation du sol et les problèmes environnementaux qui y sont liés sont très substantiels en Europe au niveau des terres arables. A la lumière des nouvelles technologies, l'agriculture durable peut efficacement contribuer à solutionner les problèmes environnementaux largement présents sur les terres agricoles européennes. Ces problèmes sont principalement l'érosion, la perte de capacité de production des sols, la pollution des eaux de surface, l'émission du gaz carbonique et le réchauffement progressif de l'atmosphère de la planète et la perte en biodiversité. De plus, les techniques d'agriculture de conservation peuvent s'intégrer au «continuum» des différents systèmes d'exploitation qui sont adaptés dans l'Union Européenne.

D'autre part, il doit être remarqué que les méthodes d'agriculture changent sensiblement de l'agriculture conventionnelle à l'agriculture de conservation. Les agriculteurs ont besoin d'être convaincus de l'intérêt de cette forme d'agriculture par rapport à celle qu'ils pratiquent depuis des décennies. Les nouvelles techniques de gestion des adventices et du semis direct doivent être apprises et l'équipement de l'exploitation doit être adapté et ou réorganisé pour mettre en oeuvre les techniques de conservation. Par conséquent, un effort très important au niveau du transfert de la technologie et administratif est nécessaire. L'Agenda 2000 et le Règlement sur le développement rural contribueront à intégrer de bonnes pratiques agricoles et environnementales et, bien que ce ne soit pas une tache facile, favoriseront l'agriculture de conservation.

 

 

8. Referências

 

8. Références

(1) Berengena, J. 1997. Effet du système de travail du sol sur le taux d'humidité du sol, (pages 53 à 73). Dans : Agriculture de Conservation : agronomie, bases économiques et environnementales (en espagnol), Association Espagnole pour l'Agriculture de Conservation (AEAC/SV), Cordoba, Espagne, (page 372).

(2) Best, LB. 1995. Impact des pratiques du travail de sol sur le biotope de la vie sauvage et populations, (p. 53-55). Dans : Farming for a Better Environment, a White Paper, Soil and Water Conservation Society, Ankeny, Iowa, USA, (p 67).

(3) Blum, W.E.H. 1990. The challenge of soil protection in Europe. Environmental Conservation, 17, 72-74.

(4) Bull L. & C Sandretto. 1995. Les économies des systèmes de travail de sol agricoles, (p 35-37). Dans : Farming for a Better Environment, a white paper, Soil and Water Conservation Society, Ankeny, Iowa, USA, (p.67).

(5) Bradley J.F. 1995. Utilisation d'herbicide pour le contrôle des adventices en méthode de conservation, (24-25). Dans : Farming for a Better Environment, a White Paper, Soil and Water Conservation Society, Ankeny, Iowa, USA, (p67).

(6) Christensen B, J M Montgomery, R.S. Faweett et D.Tierney. 1995. Les meilleurs pratiques de gestion pour la qualité de l'eau. Conservation Technology Information Center, West Lafayette, Indiana, USA, 3 pages.

(7) COMM 1998, 353, Commission de l'U.E., http// HIPERVINCULO http:///www.europa.eu.int 12.01.1999.

(8) COMM 1999, 22 final, 27.01.1999, Directions towards sustainable agriculture, http://HIPERVINCULO http://www.europa.eu.int 17.02.1999.

(9) Council for the Environment, Regional Administration of Andalusia, Seville, Spain, 1996. Datos basicos (in Spanish), (p23), Seville, 1996.

(10) Davidson, E.A. et 1.L Ackerman, 1993 ; Changements dans les inventaires de carbone du sol après intervention de sols non cultivés auparavant. Biogeochemistry, 20 : 161-193.

(11) De Ploey J.A., A. Imeson et L.R Oldeman. 1991. Soil erosion, soil degradation et changement de climat. (p. 275-292), chapître 12. Dans Land Use Changes in Europe, F.M. Brower, A.J. Thomas et M.J. Chadwick (éditeurs), Kluwer Academic Publisher, Londres.

(12) Ernsten V., J. Jensen, S.E. Olesen, R. Sidlect. 1995. Etude d'ampleur sur l'installation d'un Centre Européen pour le Sol. Enquête Géologique du Danemarque, Service Report N?47.

(13) Agence Européenne de l'Environnement. 1998. Dégradation du sol, Chapître 11, (p.231-246) ; Chapître 2, Changement du climat, (p.37-59). Dans : Europe's environment : The Second Assessment, Elsevier Science Ltd. (p293).

(14) Commission de l'Union Européenne, DGVI, 1999. Agriculture et Environnement, http://HIPERVINCULO http://www.europa.eu.int/ 17.01.1999.

(15) Faxcett, R.S. 1995, Méthodes de travail du sol : impact sur le ruissellement et lessivage des éléments minéraux et pesticides, (p.48-50). Dans Farming for a Better Environment, a White Paper, Soil and Water Conservation Society, Ankeny, Iowa, USA, (p.67).

(16) Gebhart D.L., Johnson H.S., Mayeux et H.W. Polley, 1994. The CPR increase soil carbon. Journal of Soil and Water Conservation, 49 : 488-492.

(17) Gonzalez-Fernandez P. 1997. Effet du travail du sol sur la matière organique et les propriétés chimiques, (p43-49). Dans : Agriculture de Conservation : bases agronomiques, environnementales et économiques (en espagnol), Association Espagnole pour l'Agriculture de Conservation (AEAC/SV), Cordoba, Espagne,(p.372).

(18) Hernanz-Martos J.L. et V. Sanchez-Giron, 1997. Utilisation de l'énergie concernée par les systèmes de travail du sol, (p.245-256). Dans : Agriculture de Conservation : bases agronomiques, environnementales et économiques (en espagnol), Association Espagnole pour l'Agriculture de Conservation (AEAC/SV), Cordoba, Espagne, (p.372).

(19) Kinsella Jim. 1995. L'effet de différentes méthodes de travail du sol sur la compaction du sol, (p.15-17). Dans : Farming for a Better Environment, a White Paper, Soil and Water Conservation Society, Ankeny, Iowa, USA, (p.67).

(20) Lopez-Fando C. et A. Bello-Pérez. 1997. Effet des systèmes de travail du sol sur la biologie du sol, (p.203-221). Dans : Agriculture de Conservation : bases agronomiques, environnementales et économiques (en espagnol), Association Espagnole pour l'Agriculture de Conservation (AEAC/SV), Cordoba, Espagne, (p.372).

(21) Morgan R.P.C., 1992. Erosion du sol dans les pays du nord de la Communauté Européenne. Atelier EIW. Elaboration d'un cadre pour un code de bonnes pratiques agricoles, Bruxelles, 21-22 mai 1992.

(22) National Resources Conservation Service, Ministère de l'agriculture des USA, note technique n?7, Institut de la Qualité du sol, Auburn, Alabama, USA. 1998. (p.4).

(23) Oldeman L.R., Hakkeling R.T.A. et W.G. Sombrock, 1991. Carte Mondiale implicant dans la dégradation du sol et note d'explication (2ème édition), Global Assesment of Soil Degradation (GLASOD), ISRIC, Wagenigen, Pays Bas.

(24) Pimentel D., C. Harvey, P. Resosudarmo, K. Sinclair, D. Kurz, M. McNair, S. Crist, L. Shpritz, L. Fitton, R. Saffouri, R. Blair. 1995. Coût environnemental et économique de l'érosion du sol et bénéfice de la Conservation. Science, 267, 1117-1123.

(25) Reicosky D.C. 1995. Impact du travail du sol sur l'effet de fixation du carbone du sol (p.50-53). Dans Farming for a Better Environment, A White Paper, Soil and Water Conservation Society, Ankeny, Iowa, USA, (p.67).

(26) Secretaria de Medio Anbiente, 1991, Ministerio de Obras Publicas y Urbanismo (MOPU), Madrid.

(27) Towery, D.. 1998. Impact du non travail du sol sur la qualité de l'eau, (p.17-26). Dans : Congreso Nacional de AAPRESID, Mar de Plata, Argentine, (p.215).

(28) Troeh F.R. et L.M. Thompson. 1993. Soils and soil fertility, Oxford University Press, New York.

(29) Valera-Hernandez F., P.J. Rey Zamora, A.M. Sanchez-Lafuente, J.M. Alcantara Gamez. 1997. Effet des systèmes de travail du sol sur les oiseaux. Dans : Agriculture de Conservation : bases agronomiques, environnementales et économiques (en espagnol), Association Espagnole pour l'Agriculture de Conservation (AEAC/SV), Cordoba, Espagne, (p.372).

(30) Van Lynden, G.W.J., 1995. Ressources européennes du sol. Situation actuelle de la dégradation du sol, causes, impact et besoin pour l'action. Presse du conseil de l'Europe. Nature et Environnment, n? 71., Strasbourg, France.

(31) Zaborski, E.R. & B.R. Stinner, 1995. Impact du travail du sol sur la faune du sol et processus biologiques, (P.13-15). Dans : Farming for Better Environment, a White Paper, Soil and Water Conservation Society, Ankerry, Iowa, USA, (p.67).

 

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Annexe 1. Les modalités de l'agriculture de conservation

 

Le semis direct ou non-labour: le sol est laissé tel quel de la récolte au semis sauf pour l'incorporation d'éléments minéraux. La plantation ou le semis est réalisé dans un lit de semence étroit ou fentes crées par des coutres, des chasses résidus rotatifs, des disques ouvreurs, au travail sur la ligne de semis avec une dent de chisel ou un roto-tiller.

Le contrôle des adventices est réalisé premièrement avec des herbicides avec un léger impact environnemental. Les façons culturales peuvent être utilisées en urgence pour le contrôle des adventices. Cette modalité est la meilleure option pour l'environnement et pour les cultures annuelles.

Culture en billon: le sol est laissé tel quel de la récolte au semis sauf pour l'incorporation des éléments minéraux. Le semis est fait en un lit de semence préparé en billon avec un soc en forme de patte d'oie, disque ouvreur, coutres ou chasse résidus rotatifs. Les résidus sont laissés à la surface entre les billons. Le contrôle des adventices est réalisé avec des herbicides avec peu d'impact environnemental et ou d'intervention. Les billons sont refaçonnés pendant les interventions.

Culture sous mulch/Techniques Culturales Simplifiées: Le sol est travaillé avant le semis. Les outils de travaux du sol tel que chisels, cultivateurs, cover cropp, soc en forme de patte d'oie ou des lames sont utilisés. Le contrôle des adventices est réalisé avec des herbicides avec peu d'impact environnemental ou de façons culturales. En non-labour, le sol est travaillé mais non retourné immédiatement après la récolte pour incorporer partiellement les résidus de culture et installer un faux semis volontaire pour la germination des graines des mauvaises herbes et fournir une couverture du sol pendant l'inter culture. Ceci est détruit chimiquement (avec des herbicides et un impact minimum sur l'environnement) et incorporé au semis en un passage avec un semoir ne retournant pas le sol.

Cultures de couverture: semer des espèces appropriées ou faire pousser une végétation spontanée entre les rangs d'arbres ou à une époque entre deux cultures annuelles successives est une mesure pour empêcher l'érosion du sol et contrôler les adventices. Les cultures de couverture sont généralement gérées avec des herbicides ayant un minimum d'impact environnemental.

 

 

Anhang 2.

 

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5 6
Agriculture conventionnelle. 1. le brulage des résidus de récolte laisse le sol sans protection, favorise les processus de dégradation des sols et augmente les émissions de CO2 dans l'atmosphère. 2 et 3. Le travail du sol à l'aide de charrues ou d'outils à disques favorise l'érosion et diminue le stock de matières organiques et la biodiversité. 4 et 5. Des amas de sédiments en excés sont visibles dans beaucoup de régions d'Europe après des périodes plusieuses. 6. Les effets de l'érosion sur les infrastructures publiques sont très importants.
   
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Agriculture de conservation. 1 et 2. La présence de résidus de récoltes et des cultures de couverture protègent le sol des effets érosifs des précipitations. 3. La structure des sols est améliorée grâce à l'augmentation de la teneur en matière organique des premiers horizons et l'amélioration de la capacité d'infiltration. 4. Le désherbage avant semis est assuré par des herbicides totaux qui bénéficient d'un profil éco toxicologique très favorable. Ce désherbage se substitue aux coûteuses et agressives opérations de préparation du sol. 5. Les résidus de récolte laissés sur le sol procurent gite et nourriture au gibier notamment à l'automne et en hiver aux périodes critiques. 6. Il existe maintenant une gamme très large de matériels spécialisés pour les techniques culturales simplifiées.

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